Le Conseil économique et social (CES) regarde déjà au-delà de l’horizon immédiat. Jeudi 20 août 2026, à l’Hôtel Novotel Cotonou Orisha, son président, Abdoulaye Bio Tchané, a officiellement lancé le processus d’élaboration du Plan stratégique 2027-2031 de l’institution.
L’exercice intervient dans le sillage des réformes engagées au sein du CES et se veut une nouvelle étape dans sa transformation et sa modernisation. Plus qu’un document de programmation, le futur plan est présenté comme une boussole destinée à orienter l’action de l’institution au cours des cinq prochaines années.
Ses ambitions sont clairement affichées : renforcer l’utilité institutionnelle du CES, rapprocher davantage l’institution des citoyens, redynamiser le dialogue institutionnel et accroître son rayonnement au-delà des frontières nationales.
Pour atteindre ces objectifs, le processus d’élaboration se veut inclusif. Pendant 90 jours, les différentes parties prenantes seront appelées à contribuer à la réflexion afin de faire émerger une vision suffisamment ancrée dans les réalités du pays et, surtout, dans celles des territoires.
Cette approche traduit une volonté de ne pas concevoir l’avenir de l’institution en vase clos. Le CES entend mieux prendre en compte les préoccupations économiques et sociales qui traversent les collectivités et les différentes composantes de la société béninoise.
À travers ce nouveau cadre stratégique, l’enjeu sera également de conforter le CES dans son rôle de facilitateur du dialogue économique et social. Dans un environnement où les mutations économiques, sociales et territoriales imposent davantage de concertation, l’institution entend ainsi affirmer sa valeur ajoutée dans la formulation des avis et dans l’animation du dialogue national.
Le chantier qui s’ouvre est donc à la mesure de l’ambition affichée. Il faudra diagnostiquer, consulter, hiérarchiser et surtout transformer les orientations retenues en actions concrètes.

