Sur les sept premiers mois de 2026, la gendarmerie nationale a mené 953 opérations, permettant le déguerpissement de 1 114 sites clandestins et l'interpellation de 1 531 personnes. Motopompes, broyeuses, concasseurs et abris de fortune ont été détruits par milliers, tandis que plus de 4,4 kg d'or ont été saisis.
Le Groupement Spécial de Lutte contre l'Orpaillage Illégal (GS-LOI) et la Brigade Spéciale de Surveillance et d'Intervention (BSSI) du ministère des Eaux et Forêts multiplient les descentes, comme à Sissingué et Kanakono en août dernier, malgré la saison des pluies.
Mais la répression seule ne suffit pas. Des voix, comme celle de la députée Naya Jarvis Zamblé ou du GRAMCI, dénoncent des complicités à plusieurs niveaux : propriétaires terriens, chefs coutumiers, agents publics, et des réseaux étrangers fournissant matériel et mercure. Certains sites déguerpis, notamment à Yopougon, seraient déjà recolonisés.

