Selon des informations rapportées par la plateforme numérique Les Nouvelles de Guéhouo, deux des trois candidats contestent la médiation du chef du canton Zagna de Bangolo et chef du village de Yabli-Guinglo, Sérou Taha Bruno, qui intervient dans le processus en qualité de représentant du département de Bangolo au sein de la Chambre nationale des rois et chefs traditionnels.
Les contestataires mettent en doute son impartialité et lui reprochent notamment de ne pas avoir rencontré la notabilité de Guéhouo lors de deux visites effectuées dans le village. Ils évoquent également une proximité avec le candidat Zouhou Émile, affirmant que le chef de canton aurait pris des repas à sa résidence après certaines rencontres.
Des soupçons concernant la prise en charge de son carburant par ce même candidat sont également rapportés par Les Nouvelles de Guéhouo.
Sur le plan coutumier, les candidats concernés contestent par ailleurs la désignation de onze « grands électeurs ». Ils estiment que cette démarche ne correspond pas aux mécanismes traditionnels wê, qui impliquent notamment les notables, les chefs de familles, le chef de terre et le porte-parole des masques. Ils dénoncent aussi une modification de la configuration d’un quartier qui, selon eux, favoriserait le camp de Zouhou Émile.
Magnan Monquet Venceslas a, pour sa part, exprimé des réserves sur la transparence du processus et sur la gestion du cautionnement.
Oué Tahé Antoine, dont les écrits sont rapportés par Les Nouvelles de Guéhouo, figure également parmi les contestataires des modalités actuelles de désignation. Le candidat Zouhou Émile et le chef de canton n’ont, à ce stade, fait aucune déclaration publique sur les accusations formulées par les deux autres aspirants à la direction de la chefferie de Guéhouo.

