La rencontre a réuni les sous-préfets du département, les chefs de cantons et chefs coutumiers, les représentants des élus locaux, les forces de sécurité, les guides religieux, les responsables des jeunes et des femmes, les présidents de coopératives ainsi que les responsables de la mine d’Ity.
Au cours des échanges, les participants ont été sensibilisés aux conséquences de l’exploitation illégale de l’or sur l’environnement, la sécurité et les populations. Les discussions ont notamment porté sur les atteintes aux cours d’eau et aux écosystèmes engendrées par cette activité.
Le directeur départemental des Mines et de la Géologie de Danané, N’Gotta Rodrigue, a cité plusieurs conséquences liées à l’orpaillage illégal, notamment le financement du terrorisme, la consommation de drogue, l’insécurité, la prostitution, la pollution des cours d’eau et la contamination des poissons.
Il a également rappelé que l’exploitation minière dans le département de Zouan-Hounien est soumise à une autorisation préalable délivrée par les services compétents. À ce titre, seules la mine d’Ity et l’entreprise d’exploitation artisanale de Sila Siaka disposent d’une autorisation d’exploitation dans le département.
Représentant le préfet à cette rencontre, le sous-préfet de Zouan-Hounien, Seka Penphile Diané, a invité les populations à renoncer à l’orpaillage illégal. Il a exhorté les personnes souhaitant exercer une activité minière à se rapprocher de la direction départementale des Mines et de la Géologie de Danané afin d’obtenir les autorisations requises.
Les autorités administratives et minières ont, par ailleurs, rappelé que la pratique de l’orpaillage illégal expose ses auteurs à des poursuites conformément à la législation en vigueur. Elles ont appelé les populations à signaler aux services compétents tout cas d’exploitation aurifère illégale.

