Les faits remontent au 13 juin 2024. Ce jour-là, à Okondja, chef-lieu du département de la Sébé-Brikolo, la mère de l’adolescente aurait consommé un jus avant d’être prise d’un profond malaise.
Rapidement évacuée vers le Centre médical de la ville, Esther Diki Nzoghet n’a malheureusement pas survécu. Son décès entraîne l’ouverture d’une enquête par la brigade de gendarmerie locale.
Le camphre retrouvé dans la boisson
Les investigations conduisent rapidement les enquêteurs vers la fille de la victime. Interrogée sur les circonstances du décès, G.M. reconnaît avoir introduit du camphre dans le jus de sa mère.
Selon ses déclarations, son intention n’était pas de tuer sa mère, mais de l’endormir afin de pouvoir sortir pendant la nuit sans subir son contrôle.
L’adolescente explique notamment qu’elle ne supportait plus les réprimandes de sa mère concernant ses sorties nocturnes. Les tensions portaient également sur sa relation amoureuse.
Mais le geste destiné, selon ses déclarations, à lui permettre de sortir discrètement va prendre une tournure dramatique. Après avoir consommé la boisson, sa mère est prise d’un malaise avant de décéder malgré son évacuation vers le centre médical.
Six mois à la prison centrale
Après son interpellation, G.M. est placée sous mandat de dépôt à la prison centrale de Franceville. Elle y passe environ six mois, avant de bénéficier d’une liberté provisoire.
Tout au long de la procédure, l’adolescente reste constante dans ses déclarations. Aussi bien au cours de l’enquête préliminaire que pendant l’instruction et à l’audience, elle reconnaît les faits qui lui sont reprochés.
Le ministère public plaide la clémence
Lors du procès, le très jeune âge de G.M. est pris en compte. Le ministère public demande au tribunal de lui accorder des circonstances atténuantes et de faire preuve de clémence à son égard.
Son avocat, Me Yoni Andy Nkum’Enguie, reconnaît également la culpabilité de sa cliente. Il plaide toutefois pour une peine assortie du sursis, en se référant notamment à l’article 184 du Code de l’enfant.
Après les débats, le tribunal décide de requalifier les faits en homicide involontaire.
G.M. est finalement condamnée à 12 mois de prison, dont 7 mois avec sursis, ainsi qu’à une amende de 3 millions de francs CFA.

