Bouaké, 27 sept 2026 – Porté par l’ORAF avec le soutien de l’Agence française de développement (AFD) et d’Equipop, le programme « Agir au Féminin pour la R1325 » (Féministes, Paix et Sécurité) vise à accroître l’implication des femmes dans les processus de paix et de sécurité en Côte d’Ivoire, en cohérence avec la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies.
À Bouaké, cette dynamique a pris la forme d’une rencontre communautaire autour du thème « Femmes, Terres et Sécurité », rassemblant partenaires techniques, autorités locales, organisations de la société civile et acteurs de terrain engagés sur les questions de genre, de sécurité foncière et de gestion des ressources.
Les échanges ont surtout pointé du doigt l’orpaillage illégal, dénoncé comme une menace majeure pour l’environnement et la sécurité. Terres agricoles saccagées, rivières polluées, forêts abattues, mais aussi conflits et tensions liés à l’accès aux ressources : les participants n’ont pas mâché leurs mots sur les conséquences de cette activité clandestine.
Dans la région du Gbêkê comme ailleurs, l’orpaillage illégal dépasse largement le cadre environnemental : il fragilise la cohésion sociale et alimente l’insécurité, mettant en péril la paix locale.
Cette rencontre a également permis de souligner le rôle central des femmes et des acteurs locaux dans la prévention des conflits et la protection des ressources naturelles. Bien que souvent les plus touchées par la dégradation des terres et l’insécurité, les femmes restent des actrices clés de la résilience communautaire et de la médiation de proximité.
En mettant en avant leurs initiatives et leurs propositions, l’ORAF a réitéré son conviction : aucune paix durable ne peut se bâtir sans une participation effective des femmes et des communautés de base aux décisions qui les concernent.
En tant que Délégué régional du Conseil National de la Jeunesse de Côte d’Ivoire (CNJCI) pour le Gbêkê, Inza Kifory Ouattara a applaudi cette initiative et insisté sur l’implication indispensable de la jeunesse.
« Préserver notre environnement et consolider la paix, c’est l’affaire de tous », a-t-il déclaré, exhortant les jeunes à se saisir de ces combats et à devenir des relais actifs de sensibilisation, de vigilance et d’action dans leurs quartiers et villages.
Engagée pour la cohésion sociale et l’insertion des jeunes, la délégation régionale du CNJCI du Gbêkê entend placer la protection de l’environnement et la prévention des conflits au cœur de ses priorités.
Face à un orpaillage illégal qui dévaste les terres et attise l’insécurité, la paix et la durabilité ne se construiront ni sans les femmes, ni sans les communautés, et encore moins sans une jeunesse mobilisée, informée et déterminée.
À Bouaké, l’ORAF a ouvert la voie ; c’est maintenant à la jeunesse de prendre le relais sur le terrain.
Divine Enoubla

