Le service national de lutte contre les stupéfiants nigérian (NDLEA) a annoncé l’arrestation samedi d’Esther Ogunmabo, âgée de 101 ans, après la découverte de plusieurs sachets de cannabis prêts à la commercialisation. Selon Femi Babafemi, porte‑parole de l’agence, les substances saisies correspondaient à environ 90 grammes.
Les enquêteurs indiquent qu’Ogunmabo aurait admis fournir de la drogue aux résidents de son voisinage. Interrogée sur les motifs de son implication, la centenaire a expliqué qu’elle s’était tournée vers ce commerce illégal après la perte de son épicerie, détruite par un incendie, laissant supposer des raisons économiques derrière ses actes présumés.
Compte tenu de son âge exceptionnel, la NDLEA a finalement décidé de la libérer sous caution tout en ouvrant une enquête pour préciser les circonstances de l’affaire. Les autorités ont précisé que la femme recevait également un accompagnement psychologique.
La détention d’une très âgée suspecte a entraîné un vif intérêt médiatique et soulevé des questions sur les facteurs sociaux et économiques qui poussent des personnes vulnérables vers des activités illicites. L’enquête en cours devra établir si d’autres personnes sont impliquées et reconstituer la chaîne d’approvisionnement.
Au‑delà de l’étonnement suscité par son âge, cette affaire met en lumière des réalités plus larges : pauvreté, perte de moyens de subsistance et fragilité sociale qui peuvent conduire jusqu’aux portes de la criminalité, même à 101 ans.
Francis KONGOUET

