Ouéllé, 24 août 2026. La préfète du département , Jacquet Ve Maman Jeanne a ouvert la séance par un propos introductif, rappelant les objectifs de la rencontre qui est de préparer la contribution du département à l’atelier national d’harmonisation des mécanismes de lutte contre l’orpaillage illégal.
Elle s’est prononcé sur les enjeux liés à l’orpaillage illégal : contamination des cours d’eau par des produits chimiques, destruction des sols agricoles et montée des tensions sociales et sécuritaires.
Koua Manou, représentant le Directeur régional des Mines et de la Géologie de l’Iffou, a présenté l’état des lieux : quatorze sites identifiés dans cinq villages, dont sept mécanisés et sept artisanaux, avec des impacts importants sur les terres agricoles, les cours d’eau, l’économie locale et la cohésion sociale. Les échanges ont mis en évidence les principaux obstacles à une lutte efficace, notamment la présence intermittente des forces de l’ordre sur les sites, la lourdeur des procédures d’octroi des permis et l’absence d’alternatives économiques pour les jeunes.
Pour y remédier, les participants fait plusieurs recommandations. Il s’agit entre autres de l’intensification des patrouilles mixtes, l’activer des comités villageois de veille, la mise en place des projets de réinsertion agricole et d’élevage destinés aux jeunes, la suspension temporaire des activités dans les zones les plus dégradées, la réhabilitation des sites et de conduite des campagnes de sensibilisation ciblées.
La préfète a demandé un suivi rapproché et une coordination renforcée entre services régionaux, autorités locales et communautés afin de transformer ces recommandations en actions concrètes avant et après l’atelier national. Sans engagement collectif et alternatives réalistes, l’orpaillage illégal risque de continuer à fragiliser durablement les ressources et les moyens de subsistance des populations.
François M’BRA II

