Un rôle économique et social capital
Avec une production vivrière qui a dépassé 23,6 millions de tonnes en 2024, la Côte d'Ivoire affiche des performances impressionnantes. Ce succès, elles en sont les principales artisanes. Semis, récolte, transformation (jus, chips, attiéké) et vente sur les marchés : elles assurent presque toute la chaîne de valeur. Structurées au sein d'organisations comme la Fédération des Femmes du Secteur Vivrier (FFSV-CI) , elles commencent à faire entendre leur voix.
Des défis quotidiens encore immenses
Malgré leur rôle central, ces « braves femmes » se heurtent à des obstacles structurels :
· Accès à la terre : refus de location ou de prêt, même quand la loi le permet.
· Accès au financement : rares sont les banques qui leur accordent des crédits.
· Infrastructures inadéquates : absence de stockage moderne, entraînant 30 à 40% de pertes post-récolte.
· Pauvreté : 75% des femmes rurales ivoiriennes vivent sous le seuil de pauvreté.
Des solutions se dessinent
Heureusement, des initiatives publiques et privées émergent pour les soutenir :
· Programme DICEFA : création de 200 entreprises féminines et soutien à 10 500 coopératives.
· Projets PaPSGouv : fourniture d'équipements (pompes solaires, intrants) aux coopératives.
· Partenariats internationaux : ONU Femmes, BAD (projet AFAWA) et UE (programme SAFAF) facilitent l'accès aux financements et aux marchés rémunérateurs.
· Innovations : irrigation solaire et pratiques agricoles durables pour améliorer rendements et résilience.

