Les tensions qui traversent actuellement le PDCI-RDA suscitent de nombreuses réactions au sein de la formation politique. Face à cette situation, Michel Gueu appelle les militants et les cadres à privilégier le dialogue, la discipline et la recherche d’un compromis.
Le vice-président du parti estime que les divergences doivent être traitées dans le respect des règles internes. Il invite également les responsables à mesurer leurs prises de parole afin d’éviter une aggravation des divisions.
Michel Gueu mise sur la retenue face aux procédures judiciaires
Les convocations en justice visant le président du PDCI-RDA et plusieurs responsables du parti interviennent dans un climat déjà marqué par des désaccords internes. Pour Michel Gueu, ces procédures doivent être abordées avec sérénité.
Le vice-président rappelle que la justice doit poursuivre son travail. Il demande aux responsables politiques de préserver le calme et de ne pas laisser les réactions émotionnelles prendre le dessus.
Cette position intervient alors que des critiques portent sur la gouvernance du parti, sa gestion financière et certains choix effectués lors des dernières échéances électorales. Des militants et cadres contestataires demandent aussi le départ de Tidjane Thiam.
Ces derniers mettent notamment en cause les conditions d’éligibilité du président du PDCI-RDA lors de son accession à la tête de la formation politique. Plusieurs procédures judiciaires ont ainsi été engagées par des membres du bureau politique.
Dans ce contexte, Michel Gueu défend le respect des textes et des structures du parti. Selon lui, les désaccords sont compatibles avec la vie politique, à condition qu’ils ne conduisent pas à une rupture entre militants.
« Nous pouvons avoir des divergences, mais nous ne devons jamais devenir des ennemis au sein du même parti. »
Le général à la retraite encourage par ailleurs les cadres à privilégier les mécanismes internes de règlement des conflits. Il estime que la médiation peut également jouer un rôle lorsque les tensions deviennent plus difficiles à contenir.
Les anciens cadres appelés à contribuer à l’apaisement
Michel Gueu souhaite aussi une implication plus importante des anciens responsables du PDCI-RDA. Il considère leur expérience comme un atout pour mieux comprendre les crises déjà traversées par le parti.
Ces anciens dirigeants pourraient, selon lui, contribuer à rapprocher les différentes sensibilités. Leur participation ne devrait toutefois pas remettre en cause les prérogatives des instances dirigeantes.
Cette démarche s’inscrit, à ses yeux, dans une tradition de dialogue associée à Félix Houphouët-Boigny, fondateur du PDCI-RDA. L’objectif reste de favoriser l’écoute plutôt que la confrontation.
Le vice-président appelle également les militants à faire preuve de responsabilité sur les réseaux sociaux. Il leur demande d’éviter les insultes, les provocations et les déclarations susceptibles d’alimenter davantage les tensions.
Malgré les difficultés actuelles, Michel Gueu se montre confiant quant à la capacité du PDCI-RDA à préserver son unité. Il rappelle que le parti, fort de plusieurs décennies d’histoire, a déjà connu des périodes de crise.
Pour lui, l’intérêt collectif doit rester prioritaire. « Le parti est plus grand que chacun de nous », souligne-t-il, tout en appelant les différentes composantes à œuvrer au retour de la sérénité.

