Fini désormais l’arrachage des plants cacaoyers ou l’exploitation sauvage du couvert forestier au profit de nouvelles sources de revenus agricoles comme les plants palmiers ou hévéa. Ces cultures qui absorbent abusivement les espaces exploitables en raison de leur étendue. Swollen Shoot, cette maladie apparue dans les années 1940, puis répandue aujourd’hui sur quasiment toutes les zones de production de cacao du pays et ailleurs dans le monde, a causé des dommages économiques considérables et irréversibles aux petits exploitants de cacao dans les zones d’infection massive. De 1946 à ce jour, les solutions proposées par le monde de la recherche consistaient essentiellement en l’arrachage des pieds atteints par la maladie.
Conséquences :
Considérée comme étant la maladie la plus virage, car détruisant tout à son passage, le Swollen Shoot ou la maladie du cacaoyer a contraint plusieurs cacaoculteurs à abandonner cette culture et à s’orienter vers de nouvelles sources de revenus agricoles comme l’hévéaculture ou les plantations de palmier à huile, jugées plus rentables. Mieux, plus résistantes aux parasites. Dans un souci de rentabilité, on y voit des acteurs du monde agricole qui sont même allés jusqu’au-delà des périmètres exploitables autorisés, en s’attaquant aux réserves forestières du pays. On en trouve des centaines dans la forêt de Taï, une réserve forestière qui fait l’objet d’agression chaque année, en dépit des efforts du gouvernement.
La solution curative et préventive d’équipe de chercheurs de Côte d’Ivoire :
Au terme de son Conseil des ministres du mercredi août 2026, le Gouvernement de Côte d’Ivoire annone une solution salvatrice.
En effet, après deux (02) décennies de recherche et d’optimisation dans des champs d’expérimentation, de 2004 à 2024, une équipe de chercheurs de l’Université Nangui Abrogoua (UNA) d’Abobo-Adjamé, dirigée par le Professeur DOUMBIA Mamadou, propose une nouvelle solution pour traiter de manière définitive et durable la maladie du Swollen Shoot du cacaoyer. Cette solution consiste à utiliser un ensemble de Bio-solutions qui sont des solutions biologiques, à base de matières organiques naturelles agissant synergiquement pour le traitement et le contrôle de la maladie du Swollen Shoot.
Des essais qui donnent des résultats satisfaisants :
Depuis 2014, plus de 300 ha ont été traités avec les Bio-solutions de l’UNA, avec un taux de succès de 90%, au bout de 9 mois de traitement, dans toutes les zones agro-climatiques de culture du cacaoyer en Côte d’Ivoire. Par conséquent, les bio-solutions proposées par les chercheurs de l’UNA ont fait l’objet d’un brevet sur marque, 100% ‘’Made in Côte d’Ivoire’’.
La diplomatie du médication pour influencer l’extérieur :
Au-delà de cette découverte majeure des chercheurs ivoiriens, la Côte d’Ivoire prend un pas d’avance sur ses concurrents producteurs de fèves du cacao qui sont également touchés par le Swollen Shoot ou maladie du cacaoyer qui a fait disparaître plusieurs hectares de cette culture. Grâce à cette découverte, une fois, c’est la Côte d’Ivoire qui gagne, en termes d’influence et de son influence sur la scène régionale.
Pour tirer meilleur parti des résultats de la trouvaille des chercheurs nationaux, sur instruction du ministère en charge de l’Enseignement Supérieur et l’ensemble des Ministres concernés, des dispositions ont été prises pour renforcer le dispositif de production des bio-solutions, et de faire aboutir les études scientifiques complémentaires pour la validation pleine et entière de cette solution prometteuse pour l’éradication de la maladie du Swollen Shoot du cacaoyer.

