Historiquement reconnu pour sa légendaire Teranga, le Sénégal a toujours ouvert ses bras aux communautés de la sous-région et du monde entier. Dans les quartiers de Dakar comme au cœur des régions, des centaines de milliers d'étrangers en règle y travaillent, y investissent et y fondent des familles. Mieux encore, la générosité populaire sénégalaise a longuement toléré la présence d'individus en situation irrégulière, installés depuis des décennies sans carte de séjour et intégrés dans la paix sociale.
Cependant, Teranga n'a jamais signifié anarchie ou abandon de souveraineté.
Face à l'explosion de la mendicité transfrontalière, à la prolifération des baraques encombrantes sur les voies publiques et à une insécurité grandissante, l'État a engagé des opérations de désencombrement et d'assainissement urbain. Une démarche élémentaire de salubrité publique et de sécurité citoyenne que certains s'évertuent pourtant à travestir.
La manipulation orchestrée derrière les écrans
Depuis plusieurs mois, les réseaux sociaux sont devenus le théâtre d'une vaste campagne de dénigrement visant le Sénégal. Abrités derrière des faux profils ou installés confortablement à l'étranger, des activistes organisent des panels virtuels pour fustiger le pays, l'accabler d'insultes et attiser les tensions communautaires.
Ces manipulateurs transforment délibérément de simples mesures d'ordre public en prétendues perquisitions ciblant des communautés spécifiques. La réalité du terrain est pourtant claire : le désencombrement des artères et la lutte contre la mendicité organisée s'appliquent à tous, sans distinction de nationalité ni d'origine.
Le silence coupable et la fausse bienveillance des ONG
Dans cette tempête médiatique, le rôle de certaines organisations non gouvernementales et défenseurs autoproclamés des droits de l'homme interpelle. Pour conserver des financements, préserver des postes ou alimenter des rapports biaisés, ces entités préfèrent fermer les yeux sur la réalité quotidienne vécue par les Sénégalais.
Où sont ces ONG lorsque des plateformes numériques diffusent des discours de haine et des insultes ciblant le peuple sénégalais ? Où sont-elles face au drame de l'accaparement foncier par des intérêts financiers étrangers, qui prive la jeunesse locale de l'accès à un simple lopin de terre sur son propre sol ?
En qualifiant hâtivement de « xénophobie » toute mesure de régulation, ces organisations commettent une erreur conceptuelle et morale majeure.
Xénophobie vs Droit à la sécurité : Une confusion abusive
Pour comprendre l'imposture des accusations actuelles, il convient de rappeler la définition exacte des mots :
La xénophobie désigne une hostilité systématique, une haine ou une aversion irraisonnée envers les étrangers, fondée uniquement sur leur nationalité ou leur appartenance culturelle.
Le Sénégal ne correspond en rien à cette définition. Jamais un étranger respectueux des lois, commerçant ou travailleur en règle, n'a été inquiété ni stigmatisé sur le sol sénégalais.
Réclamer la libération de la voie publique, exiger l'application des lois d'urbanisme, lutter contre les réseaux de mendicité des mineurs et protéger le citoyen contre l'insécurité ne relève pas de la xénophobie. Il s'agit simplement de l'exercice normal des prérogatives d'un État souverain. Depuis quand veiller au respect des lois nationales est-il devenu un crime de lèse-majesté ?
L'État appelé à maintenir le cap avec fermeté
L'État du Sénégal ne doit céder ni au chantage émotionnel des réseaux sociaux ni aux pressions d'ONG hors-sol. Sa priorité absolue demeure la protection de ses citoyens, la préservation de l'image de la Nation et le maintien d'un cadre de vie sain et sécurisé.
