Société

76,8 % des Africains vivent avec une vue non corrigée : Lapaire tire la sonnette d’alarme

Le Scolaire·28 août 20264 min
76,8 % des Africains vivent avec une vue non corrigée : Lapaire tire la sonnette d’alarme

« Il y a une grande urgence au niveau de la santé visuelle. » C’est par ces mots que Nobhel Baugnan, chargée de la relation marketing et communication chez Lapaire Côte d’Ivoire, a ouvert la conférence de presse organisée par l’enseigne d’optique. Face aux journalistes, elle a présenté les premiers enseignements du “Lapaire Vision Health Index”, un outil de données inédit sur la santé des yeux en Afrique, tout en rappelant l’importance de la prévention, des tests gratuits et du rôle des entreprises.

Abidjan, « Il y a une grande urgence au niveau de la santé visuelle. » C’est par ces mots que Nobhel Baugnan, chargée de la relation marketing et communication chez Lapaire Côte d’Ivoire, a ouvert la conférence de presse organisée par l’enseigne d’optique. Face aux journalistes, elle a présenté les premiers enseignements du “Lapaire Vision Health Index”, un outil de données inédit sur la santé des yeux en Afrique, tout en rappelant l’importance de la prévention, des tests gratuits et du rôle des entreprises.

Des chiffres qui parlent : 1 149 296 tests analysés

Le Vision Health Index s’appuie sur 1 149 296 tests de vue réalisés entre 2019 et 2026 dans plus de 120 centres optiques répartis dans huit pays africains. Ces données, rendues publiques par Lapaire, offrent pour la première fois une photographie précise des besoins visuels sur le continent.

Trois chiffres retiennent particulièrement l’attention :

- 76,8 % des personnes testées présentent un besoin visuel non corrigé (écart moyen de correction). Ce taux varie fortement selon les pays : 67 % en Côte d’Ivoire contre 89 % en République démocratique du Congo.

- 40,1 % des patients ont entre 18 et 29 ans, la tranche d’âge la plus représentée.

- La myopie touche 23,9 % des femmes contre 19,2 % des hommes, confirmant des profils visuels différents selon le sexe.

« Ces données nous permettent de savoir combien de tests nous avons réalisés, quelles personnes nous avons touchées et quel est le besoin réel », a souligné Nobhel Baugnan. Le site dédié (https://lapaire.africa/vision-health-index) met ces informations à disposition des journalistes, chercheurs et décideurs, avec une invitation claire à croiser les sources (OMS, ministères de la Santé, universités, publications scientifiques).

Une urgence sanitaire et économique

Au-delà des chiffres, la conférencière a insisté sur les conséquences concrètes d’une vue non corrigée. « Si ce n’est pas soigné, on ne peut pas bien voir, on ne peut pas travailler, les enfants ne peuvent pas aller à l’école. Et si une maladie comme le glaucome n’est pas traitée, la personne peut devenir aveugle. »

Le glaucome, maladie irréversible avec laquelle on vit à vie, a été particulièrement cité. Nobhel Baugnan a même témoigné : « Moi qui suis moins âgée, je l’ai. »

Les symptômes les plus fréquents rappellent à chacun de rester vigilant : maux de tête (surtout en fin de journée), vision floue de près ou de loin, larmoiement, yeux rouges ou secs, difficulté à lire, à se concentrer ou à voir la nuit, sensation de sable dans les yeux.

Le travail sur écran, un facteur de risque majeur

Une partie importante de la présentation a été consacrée aux risques liés aux écrans (smartphones, tablettes, ordinateurs, télévisions). Facteurs aggravants : durée d’exposition, distance de lecture, éclairage, reflets et correction visuelle inadaptée.

Pour préserver sa vue, Lapaire recommande plusieurs gestes simples :

- Respecter une distance d’environ 70 cm avec l’écran et baisser la luminosité pour éviter l’éblouissement.

- Appliquer la règle du 20-20-20: toutes les 20 minutes, regarder un objet situé à 20 pieds (environ 6 mètres) pendant au moins 20 secondes.

- Faire des pauses visuelles et physiques régulières, pratiquer la marche.

- Bien ajuster l’éclairage du poste de travail (privilégier la lumière naturelle, éviter les reflets).

Les employeurs ont, eux aussi, un rôle à jouer : sensibiliser leurs équipes, équiper le personnel en lunettes adaptées et proposer des bilans visuels réguliers. « Les entreprises ont tout à y gagner », a rappelé la conférencière, citant les risques d’accidents du travail et de retraite anticipée liés aux défauts visuels non corrigés.

Des solutions accessibles partout

Créée en 2018 et présente aujourd’hui dans dix pays africains (Côte d’Ivoire, Bénin, Burkina Faso, Mali, Maroc, Ouganda, République démocratique du Congo, Sénégal et Togo), Lapaire affiche une ambition claire : démocratiser l’accès à la santé visuelle.

Dans ses près de 100 agences, les tests de vue sont totalement gratuits. L’enseigne propose des lunettes corrigées de qualité à des prix justes et transparents, plus de 100 variétés de montures, des conditions de paiement flexibles, ainsi que des solutions spécifiques : verres anti-lumière bleue, photochromiques, progressifs anti-reflets, etc.

« Venez vous faire tester. On n’est pas cher, on est partout », a résumé Nobhel Baugnan. Les contacts passent par les réseaux sociaux (Facebook, WhatsApp, Instagram) ou directement en magasin.

Vers la Journée mondiale de la vue

La conférence s’est clôturée sur un appel à la mobilisation en vue de la Journée mondiale de la vue, prévue le 8 octobre. Le programme détaillé n’est pas encore finalisé, mais le message reste le même : prendre soin de ses yeux n’est plus une option.

En mettant à disposition un outil de données transparent et en multipliant les actions de terrain, Lapaire entend faire du Vision Health Index « le réflexe data en matière de santé visuelle en Afrique ». Un outil utile pour les médias, les décideurs et, surtout, pour les millions d’Africains qui vivent encore avec une vue non corrigée.

A.Konan

Suivre Le Scolaire

Recevez les nouveaux articles. Choisissez votre canal.

Partager

0 commentaire

    Soyez le premier à réagir.

Le Scolaire

Voir la vitrine du média →